December 17, 2010 par Daniel Kaplan
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Quatrième série de "défis" issue de la journée "Questions numériques 2011-2012" :
"L'internet nous donne accès à une quantité presque infinie d'information, mais la vitesse à laquelle il fonctionne – et à laquelle nous vivons avec lui – nous empêche d'en tirer les bénéfices", John Freeman dans le Wall Street Journal (21/8/2009.
Les défis
1. Retrouver la maîtrise des temps
2. Le "slow" comme valeur… et comme marché
La description du sujet et des défis peut être téléchargée ici (.pdf) >>
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1/ Retrouver la maitrise des temps
Pourquoi c’est important ?
Les technologies sont mises au service d’une accélération générale des rythmes de vie et de travail, des cycles, des changements. Elles accompagnent aussi une sur-sollicitation permanente, ainsi qu’une interpénétration des temps de travail et de vie sans précédent depuis l’invention du « temps libre ». Cette accélération répond à des aspirations et des besoins. Mais les signes d’insatisfaction se multiplient :
* Du côté des individus : stress et « burnout », déficit attentionnel, désengagement vis-à-vis de l’entreprise, addictions…
* Du côté des entreprises : erreurs et fautes, efficacité décroissante, dépersonnalisation, manque d’esprit d’équipe, confiance en chute, court-termisme moutonnier, mauvaise qualité des décisions…
* Du point de vue social : tension entre accélération et développement durable ; nouvelles fractures sociales ; crainte d’une baisse de l’exigence intellectuelle (« Google nous rend-il idiots ? », désertion – en Occident – des études scientifiques…)
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Pourquoi c’est important ?
Un mouvement en faveur de la « slow life » (la « vie lente ») émerge en de nombreux endroits : slow food, slow cities, « downshifting » (rechercher volontairement une vie plus simple et plus frugale, y compris en travaillant moins)… et « slow tech », titre d’un livre d’Andrew Price en 2009.
Proche de la « décroissance », notamment par sa préoccupation écologique et sa critique du « tout technologique », il s’en démarque par l’accent sur les choix individuels et, souvent, par la recherche de réponses économiques à la demande de ralentissement.
Cette demande de lenteur peut être permanente ou occasionnelle (pouvoir ralentir le temps pendant un soir, un week-end, des vacances, une année sabbatique… sans créer de situation irréversible). Elle ne doit enfin pas se confondre avec la lenteur « subie » de ceux qui n’ont pas d’emploi, ou qui ne parviennent pas à suivre le rythme imposé par la société.
Les acteurs du numérique ne sont aujourd’hui pas armés pour répondre à l’émergence d’une demande de lenteur volontaire, ni d’ailleurs pour répondre aux « exclus de la vitesse » d’une manière non stigmatisante. Il y a là à la fois une menace sur l’image même du numérique, et une opportunité d’innovation.
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Martin Le Roy il y a 432 jours
Martin Le Roy
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À écouter : le Téléphone sonne du 26/01/2011 dédié au Culte du temps, dictature de l'urgence : pourquoi voulons-nous aller si vite ?...
Invités :
- Gilles Finchelstein, Directeur général de la Fondation Jean Jaurès,
Directeur des études d'Euro RSCG, qui publie "La didacture de
l'urgence" aux Editions Fayard
- Nicole Aubert, Sociologue et Psychologue, professeur à l'ESCP Europe,
co-auteur du "Culte de l'urgence" aux Editions Flammarion
- Paul Virilio, "dromologue" (personne ayant l'intelligence de la vitesse)
urbaniste et essayiste, auteur du "Grand accélérateur" aux Editions
Galilée (en direct de La Rochelle)
lien vers le podcast : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/letelephonesonne/index.php?id=100521
Martin Le Roy il y a 474 jours