May 24, 2011 par Marine Albarede
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Un premier sous-groupe de travail, constitué lors de l'atelier CitéLabo OpenData du 3 mai à la Mairie de Paris, abordait le sujet des données privées. Le second sous-groupe s'est penché sur la question de l'Appropriation de l'open data et du crowdsourcing, réunissant des acteurs de collectivités (Brest, Montpellier, Les Interconnectés...), des acteurs privés et associatifs.
La question de l'Open Data concerne bien évidemment les acteurs publics, mais aussi les acteurs privés. Les ré-utilisateurs éventuels sont également au coeur de la réflexion ; mais de seuls réutilisateurs, ne peuvent-ils pas devenir producteurs de ces données? L'exemple d'Open Street Map, notamment, traduit la capacité d'individus à produire des données, contribuant ainsi à la création de contenus et plus globalement de dispositifs de connaissance collaboratifs.
Ces initiatives existent, mais trouve-t-on pour autant des acteurs publics prêts à mener des expérimentations les encourageant ou s'inscrivant dans cette logique, voire à mener une approche des données plus bottom-up?
Il apparaît nécessaire d'observer les usages de ces données pour comprendre dans quelle mesure une telle logique peut se développer ; si en France, la réflexion est encore peu avancée, elle l'est plus dans d'autres pays, comme l'Australie, l'Angleterre ou les USA. Le Guardian propose ainsi une réutilisation de données, en incitant les utilisateurs à faire leur propre carte ou application.
L'utilisateur doit être au centre de cette réflexion ; il apparaît nécessaire de regarder là où il y a le plus d'utilisateurs pour comprendre cette participation, mais aussi, avant tout, de préciser quelles sont les personnes que l'on vise dans cette réflexion. Peut-on toucher un très large public, ou seulement les publics déja sensibilisé aux technologies? Quoi qu'il en soit, est-ce que les gens accepteraient de fournir des données à un acteur public?
L'appropriation par le plus grand nombre passe par le fait que les gens doivent réaliser qu'ils sont acteurs sur le réseau, et ne peut se faire qu'à cette condition. Or peu de gens imaginent ce qu'ils peuvent faire sur le réseau (La proportion de 1 contributeur pour 1000 sur wikipédia est assez révélatrice)...
Former les individus ou les groupes associatifs? Deux conceptions s'opposent, dont l'une voit un enjeu dans la formation des gens à des outils, afin qu'un jour ils puissent s'en servir pour fabriquer des applications, quand ils le souhaitent, l'autre considérant comme plus judicieux de favoriser l'appropriation par des collectifs de quartiers, des associations, de nombreux exemples montrant d'ores et déjà que convaincre les gens à agir prendra des années.
Une solution, pour sortir de cette impasse, pourrait être d'aller vers les Digital natives plutôt que les autres, dans cette réflexion sur l'appropriation. Mais d'autres initiatives montrent aussi la volonté de certains lieux d'avancer ; la 27ème Région envoie ainsi en résidence dans des lieux des designers, pour aboutir à diverses productions.
On pourrait envisager de créer des « territoires apprenants »; un changement d'échelle pourrait être imaginé, notamment sur les cartes, la culture open data pouvant être diffuse ; mais c'est toujours la même question qui se pose, comment faire? Il est très souvent nécessaire d'expliquer aux gens les enjeux de la participation et de l'open source, avant qu'ils s'impliquent dans une initiative...
Partant de ces questions, le sous-groupe de travail a défini quatre livrables pour la poursuite de la réflexion sur le sujet :