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En qui avons-nous confiance dans le numérique ? Ce qu'en disent nos amis anglais...

August 2, 2010 par Renaud Francou   Commentaires (0)

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Le Gardian vient de rendre public les résultats d'une enquête, réalisée avec ICM et First Direct, intitulée : "La confiance à l'âge numérique - En qui avez-vous confiance ?".

10 questions posée à 752 citoyens anglais fin-janvier 2010 pointent quelques éléments étonnants - d'autres, beaucoup plus convenus.

Ce qu'il nous semble important de retenir :

  • Des valeurs plutôt que des personnes
    "Honnêteté", "Véracité", "Fiabilité" sont les termes qui reviennent le plus souvent quand il s'agit de décrire ce que nous inspire la confiance.
    A noter que "réputation" et "recommandation personnelle" ne sont que faiblement plébicités (respectivement 15% et 11% des interrogés l'on cité, seulement)

 

  • IRL vs On line : avantage à la rencontre physique
    11% des interrogés ont autant confiance dans un inconnu rencontré dans la rue qu'un inconnu en ligne.
    Mais, 30% sont plus disposés à f aire confiance à un inconnu dans la rue qu'à un inconnu en ligne (notons que plus de la moitité des interrogés n'ont confiance ni dans l'un, ni dans l'autre...)

 

  • Mon cocon proche, ma confiance
    Les gens en qui les interrogés ont le plus confiance sont en immense majorité issus de la sphère sociale famille/amis : les amis sont le groupe en qui on a le plus confiance (89%), suivi de la famille (80%), le conjoint ne vient qu'en 3e position (73%). NB : on peut spéculer que l'on parle là de "vrais amis", et non pas d'amis dans le réseau social.
    Les professionnels (profs / docteurs, 55%), et surtout les collègues (30%) ou les politiques (19%) ne jouent pas dans la même catégorie

 

  • Les experts restent très bien placés
    Alors qu'on aurait pu s'attendre à une explos ion des recommandations "d'amis" de sites sociaux, aux détriments des "experts" reconnus et établis, il n'en est rien. Ces derniers, qu'ils soient "spécialistes de l'information" ou "experts de l'internet" sont largement plébicités (respectivement 62% et 56% des sondés sont acquis à leur parole).
    Seuls 15% ont profondément confiance dans leurs réseaux sociaux (au sens de réseau de proches), 2% seulement dans les blogueurs (!).
    Commentaires anonymes et critiques de journalistes inspirent une confiance quasi-aveugle dans seulement 10% des cas.

 

  • Privacy : la commodité, encore et toujours

    A la question "Sur des sites comme Facebook ou MySpace, à quel niveau paramétrez-vous les paramètres de vie privée ?", la réponse est claire : "Modéremment", à 62% (je n'accepte comme amis que des gens que je connais, et je ne réserve la lecture de mon profil qu'à ces gens là).
    Les "paranos" de la privacy ne son t que 12%, ceux qui laissent la porte de leur profil grande ouverte sont seulement 4%.

 

  • Banque en ligne : la commodité, encore et ... encore
    "Commode" : c'est le mot qui revient en majorité quand il s'agit de qualifier la banque en ligne (à 75%).
    "Accessible", "Rapide", "Facile", "Gain de temps" reviennent aussi souvent.
    Etonnement (ou pas !), la sécurité n'est pas la pré-occupation première : "Piratable", "Sécurisé", "Pas assez sécurisé", "Frauduleux" ne sont cités que dans maximum 10% des cas.

 

  • L'internet, cette chose à part
    Enfin, les sondés trouvent l'internet (en général) "plutôt sûr" (il sont 65% à le penser).
    En comparaison, les extrêmes courrent loin derrière : 2% trouvent l'internet "Pas sûr du tout", 6% le trouvent au contraire "Très sûr"

 

Que déduire de ces conclusions plutôt "grand public" pour nos travaux ?
Pas de scoop, mais des résultats qui vont dans le sens de beaucoup de choses que l'on connait ou préssent.

Il semble se confirmer que les individus sont décidemment bel et bien pragmatiques : ils arbitrent entre apports et coûts, commodité et sécurité, et ne semblent pas obnubilés par les questions de sécurité ou de vie privée.

Néanmoins, ils ne s'en fichent pas, mais disons qu'ils font le strict minimum.

L'apport le plus intéressant - à voir s'il doit se confirmer - concernerait la confiance modérée que l'on accorde à nos amis sur les réseaux sociaux. Alors que les experts ou ceux qui sont reconnus en tant que tel continuent à avoir le vent en poupe. Comme si peu de choses avaient changé...
Les prémices des limites du P2P ?

 

Connait-on des études, pratiques, cas... qui confirmeraient ces signaux ?