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Cette expédition vise à identifier des pistes d'action pour la recherche, l'innovation et les stratégies des entreprises comme des acteurs publics

Les facteurs de la confiance : et si le numérique ne les ré-inventait pas mais les combinait différemment ? (Accès: Lecture : Public)

August 12, 2010 par Renaud Francou   Commentaires (2)

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Dans un précédent billet, nous avions commencé à dresser un certain nombre de "points de rupture" dans la manière dont le numérique outille différemment la confiance.
Un participant au dernier atelier de travail sur ce thème nous faisait remarquer, à juste titre : "On a la photo, il nous manque le film".
Dit autrement, nous savons que pour arriver à lire des situations et des environnements de confiance (les deux étant assez différent par nature), il faut maintenant s'atteler à en dépiauter les mécanismes.

Eric Brousseau le rappelle en effet dans son papier "La confiance : valeur fondamentale et outil indispensable" : la confiance est le produit de faisceaux.
"
Sauf cas limites", indique t-il, "la confiance résulte de la combinaison de tout un tas de mécanismes qui, chacun, n'offrent que des garanties imparfaites, mais qui, ensemble, contribuent à garantir le comportement d'autrui".

Avant d'en arriver à décrire ces mécanismes - qui, on le pressent à travers les exemples que nous avons commencé à récolter, seront bien différents en fonction des situations et des environnements - revenons d'abord sur les facteurs qui construisent, entretiennent, détruisent la confiance.
C'est l'exercice que nous proposons ici.


Identifier et peser des facteurs de confiance, cela revient à arbitrer


Lister ces facteurs, cela revient un peu à regarder autour de soi et se dire : "bon, de quels éléments je dispose pour faire mon choix ?". Ou encore : "où vais-je placer mon curseur de confiance sur cette personne, cette organisation, ce lieu, cette communauté ?"
C'est de la combinaison de ces éléments dont va résulter la décision de se "jeter à l'eau" - ou pas : prêter de l'argent, rentrer en relation, remplir un formulaire en ligne plutôt que papier, acheter en ligne ou mettre ses données sur le cloud.


Mais ces éléments s'inscrivent aussi dans un contexte global, que la recherche nous aide à décrire :

  • un contexte où nous sommes sans cesse tiraillés entre d'un côté notre volonté d'autonomie intellectuelle, d'individualité et de l'autre, paradoxalement, par le fait que nous soyons de plus en plus et constamment dépendants des "autres" (nos amis, familles, réseaux mais aussi "têtes pensantes" en tout genre) que nous jugeons toujours plus experts que nous. Un paradoxe que décrit à merveille Dominique Schnapper dans une récente tribune dans le Monde : "(...) alors que nous ne cessons d'affirmer notre irréductible individualité et notre droit absolu à l'autonomie intellectuelle, nous dépendons plus que jamais étroitement des autres - de ceux qui maîtrisent la technique de nos ordinateurs et de notre déclaration fiscale, (...) de ceux qui ont un avis fondé sur l'évolution du climat et sur le destin de la planète".

  • un contexte où l'information vient de partout (les médias, les marques, les organisations, mais bien sûr de plus en plus, des individus eux-mêmes), prend de multiples formes (des "grains d'information") et surtout, circule en milieu ouvert. Ce qui contribue à rendre les environnements plus complexes et plus opaques.
    Ajoutons à cela que l'internet rend possible la construction rapide de collectifs, comme nous le racontent Cécile Méadel et Madeleine Akrich dans le champ des forums de santé.

  • un contexte où, dans le numérique, il s'avère que la confiance est plutôt la situation par défaut que l'inverse - et cela malgré les discours sécuritaires qui pointent du doigt un individu inconscient alors que celui-ci est - sauf cas limites - plutôt tout bonnement pragmatique

  • un contexte, enfin, où la place de l'informel est grandissante, comme le rappelle Louis Quéré ("la confiance n'est pas qu'une affaire de rationnalité"), du fait notamment de la circulation de l'information

 

Un contexte de complexité et d'incertitude, donc, où il s'agit d'accepter l'incertitude pour vivre en société, mais aussi pour innover. Ce qui affecte forcément nos relations et représentations de confiance.

Difficile ainsi d'imaginer faire varier des facteurs de confiance sans éclairer le contexte dans lequel vont se faire ces choix.


Quels sont alors ces facteurs de confiance ?


Eric Brousseau en liste déjà quelques-uns dans son article ; nous les avons repris, en y insérant des apports des rapports d'étonnement qui nous ont été proposés depuis le début de l'expédition.


1- Le "garant" : confiance verticale vs confiance horizontale

C'est la question du référent, du garant, de la personne ou institution à qui je vais me fier avant de passer à l'acte.

D'un côté, une confiance "ascendante-descendante" : c'est le monde de la réputation établie, des marques, des labels propres à rassurer l'individu dans ses choix (ce peut être le le .gouv quand il s'agit de déclarer en ligne, le https en cas de transaction, le label de commerce électronique en cas d'achat sur un site autre qu'un "géant" comme Amazon, voire même la 1ère page de résultats de Google).

De l'autre, une confiance horizontale ou "oblique" qui régit les liens faibles. C'est le domaine de la micro-réputation (combien de followers sur Twitter ? Combien en moyenne de commentaires de blogs ? Combien d'amis ?), des micro-peurs (et si ma belle-mère l'apprenait ? Mon voisin ? - peu de risque de big brother a priori), de la communauté comme tiers de confiance dominant (préparer un exposé avec Wikipedia, préparer ses vacances en ligne, être actif sur Doctissimo).

Dans le cas de la confiance verticale, les motivations sont à chercher du côté de la commodité, de la sécurisation notamment en cas de transaction. Dans le cas de la confiance horizontale, on est plus dans la recherche de socialisation, de projection de soi, de cultiver son réseau et s'en servir pour agir.

 

En quoi cela nous interroge t-il ?
La légitimité n'est-elle pas en train de se déplacer de la confiance inter-institutionnelle (labelisée) vers la confiance inter-individuelle ? (une forme de retour aux sources finalement...)

Pour aller plus loin...
Les mécanimses de confiance dans les liens faibles peuvent-ils aller jusqu'à inspirer de la confiance "dure" ? Dans quelles mesures ? Dans quelles situations (acheter en ligne, faire une déclaration administrative,...) ?
Et si les communautés devenaient de vraies entreprises ?

 


2- La marge de manoeuvre : confiance empowerment vs confiance plug and play

Il s'agit ici de dissocier la commodité que nous procure un service "tout en un" du gage de confiance que cela représente.
On est en plein coeur du paradoxe pointé par Dominique Schnapper : d'un côté, pouvoir paramétrer son anti-virus à sa guise, changer l'OS de son téléphone mobile ou construire soi-même son environnement de stockage de données, correspond à nos attentes d'autonomie et d'individualisme (avoir prise sur sa vie), mais recquiert dans le même temps une sorte de dépendance envers les autres qui n'a guère d'autre choix que de se muer en confiance (pour y parvenir, il faudra que je sollicite tout un tas d'amis, connaissances, experts, informaticiens).


En quoi cela nous interroge t-il ?
Alors que les 2 approches peuvent susciter tour à tour défiance et confiance, dans quelle situations ou environnements privilégiera t-on le plug and play, ou à l'inverse, le do it yourself ? Peut-on contsrtuire des typologies, des cas ?

Pour aller plus loin...
Quels outils inventer pour re-insuffler de la symétrie entre individus et organisation ? Quels seraient les plus importants ?
(VRM, outils de protection, ePortfolio ?)

 


3- La prise en compte de la complexité : opacité vs lisibilité
Je peux avoir confiance parce que c'est lisible, bien que ce soit complexe ou opaque. Mais je peux très bien aussi n'avoir pas confiance bien que ce soit lisible,  car je me méfie parce que c'est complexe et opaque...
La transparence paraît l'inverse de la confiance : si je sais tout de mon interlocuteur et de l'environnement, peu de chance qu'il y ait un vrai gain à la clef...


En quoi cela nous interroge t-il ?
Comment accepter l'incertitude ?
La transparence n'est-elle pas tout le contraire de la confiance ? Ou peuvent-elles se liguer intelligemment ?

 


4- Matériel ou intangible
Jusqu'où la valeur d'usage est-elle déconnectée du risque ?
La confiance excessive que nous vouons à des pure players comme Gmail n'est pas universelle : on peut avoir envie de "toucher du doigt", dans certaines circonstances, notre vie numérique via des objets tangibles (des clefs, des lecteurs mais aussi des certificats papier). On préfèrera un robot-majordome à visage humain qu'un droïde tout droit sorti de Star Wars - mais qui remplira les mêmes missions.

Pour aller plus loin...
La piste du design : le design peut-il nous aider à mieux visualiser ces relations complexes - et ainsi décerner notre confiance avec plus de cartes en main ? Quels objets inventer pour "sentir" la couche numérique de la confiance ?

 


5- La distance : P2P et nouvelles intermédiations

Des systèmes comme Kiva (voir la superbe video de présentation) présentés comme du P2P bancaire décentralisé recelent en réalité une myriade d'intermédiaires (vérification de la solidité des banques partenaires, aide au remplissage des profils sur la plateforme, coordinateurs de terrain, etc.). Le mécanisme de confiance se dilue et se construit souvent dans une chaîne d'intermédiaires, certains visibles (ici Kiva), d'autres travaillant dans l'ombre (les "banques relais par exemple).
Le facteur distance est ainsi assez intimement lié au facteur transparence (opacité et lisibilité)

En quoi cela nous interroge t-il ?
Qu'est-ce que c'est que de faire confiance à de nouveaux acteurs ?
Où retrouve t-on de l'humain dans les mécanismes de confiance, là où il n'y en avait pas forcément avant ?

Pour aller plus loin...
Les mécanimses de confiance dans les liens faibles peuvent-ils aller jusqu'à inspirer de la confiance "dure" ? Dans quelles mesures ? Dans quelles situations (acheter en ligne, faire une déclaration administrative,...) ?

 


6- Les échelles : temporelles, géographiques, volumétriques
Le facteur temps est des facteurs "historiques" de la confiance : la confiance se construit dans le temps, dans un historique de relations qui peuvent même rendre complètement inutile un contrat passé au début. Historique et informel sont fortement corrélés.
La question qui nous intéresse dans le numérique est sans doute plutôt à chercher du côté des cycles et rythmes d'innovation et de réduction des délais : à l'échelle des réseaux et du numérique, a t-on confiance plus vite ? Mais à l'inverse, la confiance ne se détruit-elle pas aussi plus rapidement (et de manière plus irréversible, car le temps de "nouage" de confiance a été plus court) ?

Idem du côté de la distance. "Sur internet, personne ne sait que vous êtes un chien". On sait que la formule ne correspond pas vraiment aux pratiques : les individus ne se font pas une montagne de ne pas voir leur acheteur ou leur opérateur de voyages de visu, mais beaucoup moins par principe que par le fait qu'ils disposent de nombreux moyens d'information avant de se jeter à l'eau (les mécanismes d'information et de réputation notamment).
Autre facteur clef : le volume. Je n'achèterai pas sur eBay un bouquin comme j'achète une voiture...


En quoi cela nous interroge t-il ?
La confiance née t-elle et se détruit-elle plus vite dans le numérique ? Quels sont les ingrédients qui défont la confiance ? Quels sont les catalyseurs ?

 


7- Les rituels de confiance
Là encore, il s'agit d'un des facteurs de la confiance les plus ancrés dans nos mémoires et nos relations (la confiance a une valeur morale, sacralisée rappelle Eric Brousseau). De nouveaux rituels se créent dans le numérique (laisser des partenaires de guilde en pleine bataille dans les univers persistants pour aller au boulot peut-être mal perçu !), mais des rites plus ancestraux ne disparaissent pas pour autant ("montre-moi la marchandise d'abord, et je paie ensuite" qui prévaut sur eBay)

Pour aller plus loin...
Inventer de nouveaux rituels : piste ou fausse bonne idée ?

 

 


8- La réputation n'est pas la notoriété
L'internet produit énormément de notoriété (les belles histoires de MySpace, les blogueurs influents, les tweeteurs collectionneurs d'abonnés) mais peu de réputation : à part éventuellement finir sur mon CV, mon ration eBay ne m'est guère utile que dans eBay. La réputation est évidemment un facteur clef de la confiance, mais la question de la production de la réputation, encore plus sur les réseaux, est étonnément assez vierge.

Pour aller plus loin...
Au-delà de la notoriété, comment produire de la réputation ?
Les systèmes de type Portfolio - où l'on déclare et prouve au même endroit - sont-ils transposables alilleurs ?

 


9- Technique et protection : moi ou les autres ? Et pour quoi faire ?
La question de l'hébergement de ses données "sur le cloud" illustre bien les liens ambigus entre confiance et technique : si je n'ai pas confiance en moi pour stocker mes propres données, le fait de les confier à Google est-il de l'ordre de la commodité pure et dure ou de la confiance relative ?
Difficile de considérer la sécurité comme garant magique de la confiance si elle restreint mes usages de manière significative : un coffre-fort numérique, oui, mais si je ne peux pas échanger, accéder moi-même ou donner accès à d'autres facilement à des contenus et données que je considère pas comme devant être protégées à tout prix, ma confiance dans le service va en prendre un coup... Des mécanismes plutôt identiques à ce qui est à l'oeuvre dans le dévoilement en ligne : me protéger, pourquoi pas, mais laissez-moi me projeter et me dévoiler d'abord SVP.


En quoi cela nous interroge t-il ?

Si le plus souvent la valeur d'usage prime sur le risque ; alors, quelle est la valeur de la protection ? Au fond, qu'a t-on vraiment besoin de protéger ?
Entre annihilation et couverture du risque, y a-t-il un spectre sur lequel on pourrait jouer plus finement ?

Pour aller plus loin...
Les PETs (des "nettoyeurs maoïstes" par exemple).
Imaginer de nouvelles formes de pratiques assurantielles.
S'il existe des coffres forts fermés, verrouillés, inaccessibles, contenant des données, quel serait le marché du "coffre faible" qui serait au contraire accessible et souple ? Que serait un tiers de confiance facilitateur (un "majordome"), quel serait son dmonaie de compétences, son marché, ses attributions ?

 

 

10- Identité, identités ou anonymat

Le fait de connaître ou pas l'identité de son interlocuteur change naturellement la donne dans les relations de confiance.
Dans certains cas tels la concertation en ligne, il paraît difficile que la ville détienne les identités de leur citoyen et les contraignent à s'identifier pour s'exprimer (les employés municipaux doivent pouvoir s'exprimer également et seul l'anonymat le leur permettra).
Mais l'arbitrage de doit pas uniquement s'effectuer dans le sens identification ou anonymat : la multiplicité des identités spécialisées, plus ou moins durables ouvre de nouvelles pistes entre ces deux extrêmes.


En quoi cela nous interroge t-il ?
Quelle place pour l'anonymat dans la confiance ?

Pour aller plus loin...
Les hétéronymats comme identités certifiées, reconnues, valorisables.
Et si après tout mon fournisseur d'identité était le meilleur garant de mon anonymat ?

 

11- Le contrat, bête noire de la confiance ?
Si la confiance peut se substituer au contrat (en évitant notamment toute une série de désagréments pratiques) et permettre d'aller plus vite, l'inverse est aussi vrai : le simple fait d'évoquer le contart induit de la méfiance. Reste que ces deux notions sont aussi indissociablement liées qu'elles ont à voir avec la question des rituels.

 

12- Les enjeux financiers
Sans doute une lapallissade... mais les mécanismes de confiance sont forcément impactés par l'enjeu financier qui est en jeu dans la décision d'action. 

 


Voilà donc un panel de 12 facteurs qui se combinent tour à tour pour créer, entretenir ou détruire de la confiance dans telle situation ou environnement. Ce qui ne veut pas dire qu'il se combinent tous dans toutes les situations.
Mais les avoir répertoriés et dans une certaine mesure, cartographiés nous aidera à mieux analyser nos usages.

Est-ce qu'on en verrait d'autres ? Certains d'entre eux peuvent ils in fine se regrouper, quitte à les renommer ?

Excellente liste qui guidera sans aucun doute bien des reflexions.

A propos du pt 3 je m'interroge à propos de ce que vous entendez par transparence. La transparence qui pour moi engendre la confiance correspond à la "profondeur de champ".  Plus je vois loin en mon interlocuteur, plus j'ai confiance. Ce n'est pas tout voir qui m'importe, mais voir loin. C'est le même sentiment que lorsqu'on plonge dans un lac de montagne versus un lac en eau saumatre. Dans le premier cas j'ai beaucoup plus confiance parce que j'en vois le fond. Je ne regarde d'ailleurs pas les berges, qui même à la surface pourrait pourtant cacher bien des dangers.

C'est aussi je pense ce qui explique que l'on ne peut avoir confiance en quelqu'un que dans un nombre de domaines restreints. Il faut, domaine aprés domaine, faire l'exercise d'aller voir en lui plus loin que les apparences.

C'est aussi pourquoi il faut réinventer dans la relation virtuel la manière de construire la confiance. Dans la vie réelle, nos yeux ou plutot nos regards parlent pour beaucoup d'eux-mêmes. Ne sont-ils pas un reflet de notre être ? ( N'existent-ils pas d'ailleurs des détecteurs de mensonge qui analyse simplement la moindre oscillation du regard ?).

François Malinvaud il y a 1013 jours

Merci François de ce rebond.
En effet, et comme vous le relevez, j'ai construit ce point en entendant la transparence comme la faculté à tout connaître de l'autre (l'autre pouvant être une organisation ou un individu le plus souvent), alors que la "profondeur de champ" - j'aime bien la formule - est sans doute plus fertile.

Dans mon idée, transparence et confiance pouvaient difficilement cohabiter si l'on considère la confiance comme un pari, une crioyance, une espérance sur le comportement de l'autre, donc forcément dans un contexte d'incertitudes. Or, pour schématiser, si je sais tout de l'autre, l'incertitude disparaît, donc la confiance n'a plus de sens.
D'autre part, en dehors de cette considération tout théorique, les pratiques nous montrent que la transparence peut être facteur de défiance. La chercheuse en marketing Claire Gauzente, qui a travaillé sur la confiance dans le commerce électronique, nous montrait que, dans certains cas, le fait pour des sites méconnus de commerce électronique d'afficher des chartes assez détaillées à destination des usagers - donc de jouer la carte de la transparence - pouvait avoir l'effet inverse que celui recherché. En dévoilant aux usagers avec franchise ce qu'ils feraient de leurs données et ce qu'ils n'en feraient pas, ces sites ouvrent une boîte de pandore en révélant aux clients un monde qui leur est totalement inconnu, celui de l'usage de leurs données. Et donc que même en affichant clairement qu'ils n'avaient pas une politique agressive en la matière (à l'inverse d'autres sites moins scrupuleux), le simple fait d'en parler pouvait être facteur de méfiance.
C'est ce genre d'exemples qui nous incitent à nous montrer prudent dans l'équation "Jouer la transparence, c'est forcément inspirer la confiance".

Mais, je le répète, c'est en effet bien différent de "tout afficher" et de "donner aux usagers les outils pour qu'ils puissent aller plus loin dans l'exploration" - j'essaie de reformuler cette histoire de "profondeur de champ" qui me plaît bien :)

Renaud Francou il y a 1013 jours