Réseau social de la Fing

Innovation monétaire

Quelles innovations pourraient être pertinentes en terme de monnaies et de monnaies complémentaires.

Elément mis en marque-page

Le document présenté par Geneviève B.résulte de la fertilisation croisée

de plusieurs approches qui ont eu lieu dans le cadre ouvert et fertile du

Club Développement Durable du Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts

Comptables. le corps de ce document fait suite à une demande de l'ap2E (Agir

pour une Economie Equitable), qui voit les monnaies complémentaires éclore

dans le plus parfait désordre et sans support professionnel.


   Ce que nous cherchons à tous construire ensemble, doit répondre aux

aspirations, références et expériences d'un maximum de personnes.


   L'expérience de Geneviève est inspirée de l'expérience innovation dans

de très grands comptes.


   L'expérience des auteurs de la "comptabilité universelle". regroupe la

gestion du risque - métier d'actuaire de Jean Michel Veillard et "expert

comptable" de Jacques de Saint Front ; avec un gros effort pour remettre en

cause des bornes ou contraintes des professions du chiffre.


   L'expérience de Jean Louis Minéo fait le pont entre la modélisation

informatique et un important travail de psychologie de groupe / coaching /

pédagogie. Il a expérimenté les processus de Débutance (r) définis après

dans le cadre d'une école d'insertion,.


   L'expérience de Claude PERIGAUD part d'un point de vue radicalement

différent. La "monnaie" a été définie par Aristote en -360.

   Après avoir nettoyé le système de Ptolémée, les humeurs d'hypocrate, il

faut nettoyer le concept de monnaie qui est un concentré d'erreurs

conceptuelles (tout concept doit avoir un nom unique et précis pour définir

une fonction précise - sinon, on ne sait pas de quoi on parle).


   Pour mesurer un système, il faut des mesures le plus possible

indépendantes de l'objet mesuré. Or le prix résulte d'une confrontation,

donc résulte d'un processus psychologique. Il n'y a pas exactement "mesure",

puisqu'il n'y pas indépendance par rapport aux hommes.

   Ceci oblige à revoir complément la "chaine de mesure" et intégrer

l'Homme dedans ! Seul un système symbiotique - au sens donné par Joel de

Rosnay - permet de construire un système à peu près propre conceptuellement.

(impossible de rentrer ici dans les détails sur ce sujet fort compliqué).



   Les premières monnaies étaient des marchandises.

   Le "crime conceptuel" qui consiste à confondre objet et symbole de

l'objet, a existé très tôt.. Les Templiers

   ont trouvé à Bagdad des "lettres de change" et les ont diffusées en

particulier au travers des accords passés avec les Vénitiens.

   Aujourd'hui, le symbole est devenu "produit dérivé" dont on ne sait même

plus tracer les sous-jacents.

   98 % des flux sont "dans la bulle financière". La durée d'appartenance

des nouveaux "produits" peut descendre à 25 nano secondes d'après la

COB...!!!


   Nous avons besoin de retrouver des repères stables !


   Comment sortir des dérives actuelles ?


   Les Egyptiens avaient trouvé la solution : il faut inventer le contraire

de l'objet à transformer.


   Puisque que le symbole de la monnaie est l'or et que rien n'est plus

mort que l'or, il est intéressant de parler de "BioMonnaie". 

On reprend ainsi le concept de "monnaie" , tout en précisant qu'elle

représente l'inverse de l'or - mort.. Ce n'est pas une marchandise. C'est

une mesure d'engagement. Engagement pris comment et pour combien de temps,

et avec quelles cautions ? quelles sont les règles associées à cet

engagement ?.


   C'est ce jeu de règles qui créé la BioMonnaie.


   Mais ce n'est pas tout.


   La monnaie marchandise répond à un besoin simple : l'échange.


   Nous sommes au siècle de l'intelligence collective. Peu de rapport entre

un bout de métal et les processus de structuration qui font émerger la

reconnaissance de valeur !!! Donc créons les BioMonnaies pour répondre à ce

besoin nouveau !



   La "Finance" a été créée pour rationaliser le besoin d'échange.. Elle y

est très bien arrivée. en 1802, il y avait 22 monnaies bien frelatées qui

circulaient en France. Le Franc a mis fin à la perte de temps nécessaire

pour estimer les dilutions des différentes monnaies.


   Mais en parallèle, les "notaires" qui accompagnaient les marchands ont

inventé la comptabilité en partie double. Magnifique invention, au départ

limitée à la mesure des flux.


   Quand les hommes ont voulu attaquer la mesure des valeurs non certaines

... ils n'avaient pas les outils de gestion des valeurs floues. Ils ont

inventé des subterfuges compliqués comme Valeur comptable, valeur marché,

maintenant "fair value".

Ces subterfuges sont inutiles. Je pilote mon vélo sans rien mesurer. Vous

non plus. On peut prendre des décisions et estimer des équilibres sans

forcément mesurer. Par exemple dans un avion, on utilise "la bille" pour

voir si les forces sont équilibrées. On n'a pas le poids de l'avion, on n'a

pas sa portance, on n'a pas la traction de l'hélice... et pourtant on

symbolise les équilibres. Le pilote d'avion peut décider ! Le pilote

d'entreprise a besoin de "tableaux de bord". Pas de valeurs précises !!!


   Toute la gestion de haut de bilan est à revoir en utilisant

tranquillement les 60 années d'expériences accumulées dans les autres

sciences qui gèrent tous les jours des valeurs floues. C'est d'ailleurs ce

que nous avons fait dans le cadre de la DFCG. La synthèse DFCG / CSOEC

arrivera bientôt !!!


   La règle de base à connaitre est simple. avec des petits cailloux et du

ciment, on fait du béton. Avec le béton, il est quasi impossible de

retrouver les petits cailloux d'origine.


   Les nouveaux outils doivent fonctionner en multi-points de vue (comme

pour n'importe quelle évaluation).

   Soit en partant des sous jacents générateurs de valeur, et reconstituer

des évaluations des valeurs floues.

   Soit en partant de "Simplex" ; des fonctions ou des habitudes ou des

ordres de grandeurs que connaissent les "anciens".


   Ceci demande de revoir le système des impôts. Mais ceci n'est

franchement pas un problème pour 2 raisons : 

    1- il existe une thèse qui montre comment un "impôt sur le cash flow"

fondé sur des valeurs certaines rapporterait le même montant à  l'Etat

    2 - avec des BioMonnaies on peut faire des innovations fiscales

gigantesques et nettoyer les problèmes de dettes.


 Il n'y a pas de problème conceptuel

 Il y a par contre un vrai problème : c'est assurer l'avenir des Banques.

Les Banques se sont créées pour faire des guerres (La Banque Centrale de

Suède a été créée pour financer les guerres suédoises ; HSBC a été créée

pour financer la guerre de l'Opium, les "grands argentiers" ont réarmé

Hitler pour empêcher le développement du "crédit public" des banques russes.


C'est pourquoi nous proposons d'ouvrir de nouveaux marchés avec la

valorisation de l'immatériel et commencer à introduire de nouveaux métiers

pour les professions du chiffre et pour les Banques. Les banques

associatives n'aiment pas la dérive actuelle et sont ouvertes à des

innovations, qui par exemple éviteraient de laisser les centre-villes

envahis de banques occupées ... Par des machines !


   Comme tout outil, la Finance a généré une façon de penser, qui a

vieilli, parce que les outils financiers amplifient la régression du

cerveau. L'émergence de la conscience du futur ou de la présence des autres

ou des limites de la planète exige plus d'abstraction que le fait

d'accaparer des bien physiques.


   Si les outils et les "bénéfices" disent "plus tu fais mal" plus c'est

bien, et vice versa "si tu fais bien préparer le futur - plus c'est mal

(dépense)" .... il n'y a pas besoin de lire dans des boules cristal pour

deviner que l'évolution ne sera pas bonne.


   Il faut donc inventer un ensemble de règles exactement complémentaires à

celle de la finance pour s'habituer à réfléchir autrement et inventer de

nouveaux outils conceptuellement propres.


   L'OPPOSE DE LA FINANCE s'appelle la DEBUTANCE.

   Exemple d'opposés complémentaires :


   La finance ne respecte pas les sciences. La DEBUTANCE RESPECTE LES

SCIENCES.


   La finance est pensée comme un système centralisé dans les mains de

quelques privés. La DEBUTANCE est pensée comme un système distribué et

répliqué.


   La finance, comme son nom l'indique s'intéresse à la FIN, la VALEUR,

   La Debutance s'intéresse au PROCESSUS.


   La monnaie est représentée par un chiffre ; La BioMonnaie est

représentée par un agent intelligent qui contient chiffres, lettres et

surtout fonctions de transformation.


   La Monnaie a une double face : un extérieur à triple fonction et surtout

un intérieur "back office" secret parce que complètement opposé aux sciences


   La BioMonnaie est non seulement transparente, mais codée pour gérer des

transformations et permettre des consolidations faisant apparaitre par

exemple le niveau mésoéconomique.


   La compta classique oblige à réfléchir en crabe et à regarder vers

l'arrière.

   La future compta accompagne la reflexion dans le sens de l'action


   La compta classique "reduit" la richesse de la vie au "confetti du

certain" et ignore le reste.

   La future compta sera intégrée dans un système d'intelligence

symbiotique, ayant pour mission l'amplification diversifiée de cette

intelligence multi sectorielle et multi-niveaux.



   Il y a disjonction entre les prévisionnels et la réalité (ce dont les

actionnaires se plaignent). avec des outils "normaux" pour des gens

modernes,tout est monté en processus apprenant ; donc il n'y a pas affichage

de certitude -qui n'existe pas - et continuité entre le flou futur et la

réalisation précise.


   Le système monétaire et financier ne peut pas se réguler correctement,

parce qu'il ne respecte pas le B.A. des règles de régulation (cybernétique >

anticipation), Systémique (division en sous systèmes avec des coques de

protection), tout en additionnant arithmétiquement des entités de nature

différentes (valeur certaine en caisse, valeur floues en stock),.


   Bien évidemment ..LA DEBUTANCE, opposée de la FINANCE, respecte ces

règles de régulation !


Au plaisir d'en discuter.


Claude PERIGAUD

 

Claude Perigaud il y a 352 jours